Mon petit blog à moi

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mardi 30 décembre 2008

Le bridge est acheté

J'ai finalement acheté le bridge dont je parlais il y a quelques jours : le Canon Powershoot SX1 IS.

Pourquoi ce modèle ? Je voulais un modèle polyvalent (Bon en macro, bon zoom, photo et vidéo) et pas trop encombrant. De plus; je voulais avoir un modèle complet, car je sais que si j'avais pris un reflex, je n'aurais sans doute pas acheté d'objectif complémentaire plus tard. Or avec un budget de 600-700 euros, un reflex n'a soit pas un bon boiter, soit n'a pas un bon objectif, et ceux disponibles en pack dans des boutiques comme la fnac sont fournis avec des objectifs zoomant nettement moins que le Canon cité (qui atteind 20x !).

Bien sur; ce modèle n'est pas parfait : le capteur est plus petit que celui d'un reflex et l'enregistrement ne se fait pas en Raw (c'est à dire sans compression). Maintenant, verais-je une différence entre un raw et un jpeg peu compressé ? Sans doute pas. Quand au capteur, il est vraiment bon et précis selon les critiques.

De leur coté, aucun reflex bon marché n'enregistre en vidéo (je rappelle que le bridge enregistre en Full HD !); il faut tabler sur des boitiers de minimum 1200 € hors objectif...

Une fois ces éléments en main et mon choix fait, il fallait encore trouver ce Saint Graal, qui venait de sortir mi-décembre.

J'ai profité de mon séjour en Bretagne pour Noël pour aller voir différentes boutiques (Boulanger, Expert, Géant) mais aucune ne proposait ce modèle. J'ai alors été à Camara Lannion, ou j'ai été "accueilli" par le patron, je pense. Non, on le fait pas. On ne vend pas des appareils qui font des photos, mais des appareils que font de la photo. Je lui propose alors de mon conseiller un autre modèle, faisant également photo+vidéo, pour mon budget. Malheur, j'ai oser dire le mot vidéo qui est à priori honni dans ce magasin. Me voila alors reparti... C'est en tout cas pas chez eux que je dépenserais mes économies.

Allais-je prendre l'appareil sur Internet ? On le trouve sur plusieurs sites, le moins cher trouvé sur un site connu, c'est sur dell.com (559 €).

Une fois au Mans, je suis allé à la fnac (pas dispo, même pas au catalogue), et à Darty (649 €, trop cher, comparé à Dell). Sur ma route je m'arrête au Camara du Mans (Place des comptes du Maine), ou je trouve enfin un vendeur sympatique ! Qui me proposera ce modèle à 599 € (Mais avec une garantie de 2 ans), des conseils, et les explications que seul un photographe peut donner. Et je trouve normal d'acheter dans une petite boutique locale, quand la différence de prix reste raisonnable.

Me voila équipé. J'ai évidemment pris la sacoche, les piles, le chargeur et la carte mémoire. Le reste, maintenant, c'est l'exploration de cet appareil fort complet !

lundi 29 décembre 2008

Le père Noël est passé...

Et j'ai été fort gâté !

Et vous ?

mardi 23 décembre 2008

Conseil pour un Bridge

Salut !

Que de temps passé sans note dans mon blog...

Noël approche et je vais m'offrir un nouvel appareil photo. J'ai vu, lorsque j'était à Bercy pour Raw Live, que mon vénérable Kodak DC4800 se faisait bien vieux... Zoom anémique, pas de stabilisateur d'image...

J'ai longtemps pensé me prendre un reflex, mais une optique de qualité est si cher que je vais prendre un bridge. Et cela suffira très largement à l'amateur que je suis.

J'ai pas mal regardé ce qui se faisait, et je me laisserais bien tenté par un Canon SX1 IS : Zoom 20x, 10 Mpixels, enregistrement de vidéos Full HD, et un capteur assez performant (même si inférieur a celui d'un reflex). Il est également fourni avec une télécommande.

Les premiers retours (l'appareil est sorti il y a une dizaine de jours) sont très positifs, une fois enlevés les commentaires des personnes qui ne l'ont pas testés sur ce forum... C'est marrant de voir comme le petit monde de la photo est un monde d'intégristes pro-marques (encore pire que la guerre mac-pc) !

Maintenant, si l'un d'entre vous a une meilleur idée, je suis prêt à écouter... 

lundi 28 juillet 2008

Une langue commune en Europe

La Commission Européenne a finalement tranché : après la monnaie unique, l'Union Européenne va se doter d'une langue unique, à savoir... le français.

Trois langues étaient en compétition : le français (parlé dans le plus grand nombre de pays de l'Union), l'allemand (parlé par le plus grand nombre d'habitants de l'Union) et l'anglais (langue internationale par excellence).
L'anglais a vite été éliminé, pour deux raisons : il aurait été le cheval de Troie économique des Etats-Unis et les Britanniques ont vu leur influence limitée au profit du couple franco-allemand à cause de leur réticence légendaire à s'impliquer dans la construction européenne.

Le choix a fait l'objet d'un compromis, les Allemands ayant obtenu que l'orthographe du français, particulièrement délicate à maîtriser soit réformée, dans le cadre d'un plan de cinq ans, afin d'aboutir à l'eurofrançais.

  1. La première année, les sons actuellement distribués entre 's', 'z', 'c', 'k' et 'q' seront répartis entre 'z' et 'k', ze ki permettra de zupprimer beaukoup de la konfuzion aktuelle.
  2. La deuzième année, on remplazera le 'ph' par 'f', ze ki aura pour effet de rakourzir un mot komme 'fotograf' de kelke vingt pour zent.
  3. La troizième année, des modifikazions plus draztikes seront pozzibles, notamment ne plus redoubler les lettres ki l'étaient; touz ont auzi admis le prinzip de la zuprezion des 'e' muets, zourz éternel de konfuzion, en efet, tou kom d'autr letr muet.
  4. La katrièm ané, les gens zeront devenu rézeptif à dé changements majeurs, tel ke remplazé 'g', zoi par 'ch', - avek le 'j' - zoi par 'k', zelon les ka, ze ki zimplifira davantach l'ékritur de touz.
  5. Duran la zinkièm ané, le 'b' zera remplazé par le 'p' et le 'v' zera lui auzi apandoné - au profi du 'f', éfidamen - on kagnera ainzi pluzieur touch zur no klafié.


Un foi ze plan de zink an achefé, l'ortograf zera defenu lochik, et lé chen pouron ze komprendr et komuniké.

samedi 12 juillet 2008

Googlemap au Mans, encore du mieux

Googlemap s'améliore au Mans.

Il y a un an, ma maison, c'était ça :

Désormais, c'est ça :

samedi 21 juin 2008

Un peu moins d'orange à la maison

Voila... La résiliation d'Orange ADSL et la résiliation de la ligne France Telecom c'est fait...

Reste plus qu'à voir combien de temps garderais-je Orange pour mon téléphone mobile...

vendredi 6 juin 2008

C'est la fête !

Un scam... Attention danger !

A nouveau un scam... Celui ne demande même pas de contact préalable... Il veut directement recevoir toutes vos coordonnées bancaires. Pour mieux le vider, naturellement... Ne répondez jamais à un tel email et une telle demande !

A votre attention

Je sais que mon message vous viendra comme une surprise et je m'en excuse d'avance. Je vous écris pour demander votre assistance pour le transfert d'un fond de 18.5 million $ US que je veux investir dans les industries hôtelières et la gestion de domaine dans votre pays. Je suis Monsieur WAZIRI BASHIRU le première fils du DR.SEYDOU Y.BASHIRU, ancien directeur général du port de Port au Prince (Haïti), Qui a été récemment enlevée et tuée par les groupes rebelles pendant la crise politique dans mon pays. Je pense que vous êtes au courant de ce qui passe dans mon pays actuellement. En raison de la crise politique dans mon pays Haïti qui mènent au déplacement l'ancien président JEAN BERTRAND ARISTIDE qui est actuellement en asile politique en Afriqu du Sud et quelques citoyens étant forcés de laisser le pays.
Moi et mon et ma soeur nous avons quitter le pays et nous sommes maintenant à Abidjan la ville capitale de Côte D'Ivoire dans l'intérêt de notre sécurité Un jours,j'ai découvert dans les documents confidentiels de notre défunt père un document approprié (bordereau de versement de fonds) au sujet d'un fonds qui s'élève à un montant de 18.5 million $US que notre défunt père a déposé dans une banque ici à abidjan. A notre arrivée à Abidjan moi et ma soeur avons visité la banque et la banque a confirmé le dépôt du fonds dans un compte codé.
Aussi la banque nous a révélé que mon défunt père avait programmé le transfert à un compte étranger et que la banque attendait à ce que mon père leur donne le compte destinataire.
C'est à ce moment que mon père a trouvé la mort. Je cherche donc un étranger digne de confiance dont le compte sera employé pour transférer les fonds hors de Cote d'Ivoire .C'est pourquoi je vous contacte aujourd'hui pour m'aider à effectuer le transfert des fonds dans votre compte à votre pays et que nous allons investir ensemble. Pour votre aide, nous sommes prêts à vous offrir 10% du montant total des 18,500,000.00 $ US (dix huit million cinq cents mille dollars des Etats-Unis).
A tracer, ce courrier je vous prie maintenant de m'expédier les informations de votre compte bancaire, avec votre tel/fax privé et si vous avez besoins de certaines informations je me tiens à votre entière dispositions pour vous les fournir. Nous attendons votre réponse immédiate. Vous pourrez me joindre dès réception du présent message a mon émail.( waziribashiru777@hotmail.com)
Bien de choses à vous.
Monsieur Waziri.

jeudi 5 juin 2008

Steve Ballmer vend Windows

Ne nous méprenons pas, il ne vend pas Windows à un concurrent, mais jusque aux clients...

vendredi 30 mai 2008

Ksio : 1 - Breizh Discount Automobile : 0

Hier, j'ai reçu un courrier que je n'attendais plus : la "grosse" du jugement de ma plainte pour escroquerie contre Breizh Discount Automobile.

Résumé de l'affaire en deux mots :

Je m'étais acheté une Mercedes SLK, et j'ai voulu la revendre il y a un 4 ans et demi.
Mercedes SLK
Je met une annonce dans le journal, et un mandataire me contacte : il souhaite vendre la voiture en mon nom, puisqu'il est spécialisé dans les voitures de sport, et qu'il a deux clients recherchant des SLK, mais pas la voiture en stock... IL insiste, appelle 3 fois, je finis par accepter.

Quelques jours plus tard, la voiture est vendue... et le mandataire se met en dépôt de bilan, et garde l'argent des nombreuses ventes effectuées pour sa gueule.

Le tribunal vient donc de le comdamner à 6 mois de prison + les remboursement.

Un nouveau travail de longue haleine commence maintenant : récupérer l'argent...

samedi 10 mai 2008

Améliorez votre cerveau !

Un troupeau de moutons ne peut se déplacer qu'à la vitesse du mouton le Plus lent. Quand le troupeau est pourchassé, ce sont les plus lents et les plus Faibles qui sont attaqués en premier. Cette sélection naturelle est bonne pour le troupeau en général, parce Que la vitesse du troupeau augmente à mesure que les plus lents et les plus faibles sont éliminés.

De la même façon, le cerveau humain ne peut fonctionner plus vite que ses neurones les plus lents. Comme on le sait aujourd'hui, la consommation d'alcool détruit les neurones du cerveau. Naturellement ce sont les neurones les plus lents et les plus faibles qui sont détruits en premier. On peut donc en déduire qu'une consommation d'alcool élimine les neurones les plus faibles, rendant ainsi notre cerveau de plus en plus performant.

Ce qui explique pourquoi on se sent toujours un peu plus intelligent après deux ou trois apéros.

mercredi 7 mai 2008

Une histoire de mathématiques...

J'ai recu cet email ce matin, il va falloir se creuser la tête :

Vous avez le droit d'ajouter des parentheses et des signes d'operations où vous voulez (y compris, et je vous donne une piste, les operations figurant sur les boutons que vous n'utilisez presque jamais de votre calculette). Je vous donne la 6eme en exemple:

1 1 1 = 6
2 2 2 = 6
3 3 3 = 6
4 4 4 = 6
5 5 5 = 6
6+6-6 = 6
7 7 7 = 6
8 8 8 = 6
9 9 9 = 6

Alors, certains sont simples.... 2+2+2 = 3*3*-3=6

Mais les autres vont m'occuper aujourd'hui...

Cher fils...

Cher fils,

Je t'écris ces lignes pour que tu saches que je t'écris. Alors, si tu reçois cette lettre c'est qu'elle est bien arrivée. Si tu ne la reçois pas tu me préviens pour que je te la renvoie.

Je t'écris lentement parce que je sais que tu ne lis pas très vite.

L'autre jour, ton père a lu que selon les enquêtes la plupart des accidents arrivent à moins d'un kilomètre de la maison, ainsi nous nous sommes décidés à déménager plus loin.
La maison est superbe; elle a une machine à laver, mais je ne suis pas sûre qu'elle fonctionne. Hier, j'ai mis le linge dedans, j'ai tiré la chasse et je n'ai plus vu le linge depuis, mais bon.

Le temps ici n'est pas trop mauvais. La semaine dernière il a plu seulement deux fois. La première fois, la pluie a duré 3 jours, la deuxième 4.

À propos de la veste que tu voulais, ton oncle Pierre m'a dit que si nous te l'envoyions avec les boutons, comme ils sont lourds, ça coûterait plus cher; alors, nous avons enlevé les boutons et les avons mis dans la poche.

Nous avons enfin enterré ton grand-père; nous avons trouvé son corps lors du déménagement. Il était dans l'armoire depuis le jour où il a gagné en jouant à cache-cache.

Au fait, l'autre jour il y a eu une explosion à gaz dans la cuisine, et ton père et moi sommes sortis propulsés au dehors de la maison; quelle émotion ! c'est la première fois que ton père et moi sortons ensemble depuis des années. Le médecin est venu à la maison pour voir si nous allions bien et il m'a mis un tube en verre dans la bouche. Il m'a dit de la fermer pendant 10 minutes, ton père lui a proposé de lui racheter le tube.

Et puisqu'on parle de ton père, je t'annonce qu'il a du travail, il en est fier, c'est un poste à responsabilités, il a environ 500 personnes en dessous de lui. Ils l'ont pris pour couper le gazon dans le cimetière.

Ta soeur Julie, celle qui s'est mariée avec son mari, elle a enfin accouché, mais on ne sait pas encore le sexe, je ne saurais pas te dire si tu es oncle ou tante. Si c'est une fille, ta s½ur va l'appeler comme moi. Ça doit être étrange d'appeler sa fille "maman".

Ton père a demandé à ta soeur Lucie si elle est enceinte, elle lui a dit que oui, de 5 mois déjà; mais là, ton père a demandé si elle était sûre qu'il était d'elle. Lucie lui a dit que oui. Quelle fille solide, quelle fierté, tel père telle fille.

Ton cousin Paul s'est marié et il prie tous les jours devant sa femme, parce qu'elle est vierge.

Par contre, on n'a plus revu l'oncle Isidore, celui qui est mort l'année dernière.

Ton chien Pouky nous inquiète, il continue à poursuivre les voitures à l'arrêt. Mais ton frère Jeannot est pire. Il a fermé la voiture et il a laissé les clefs à l'intérieur. Il a dû aller chez lui chercher le double pour pouvoir nous sortir tous de là.

Bon, mon fils, je ne t'écris pas notre adresse sur la lettre, je ne la connais pas. En fait la dernière famille qui a habité ici est partie avec les numéros pour les remettre dans leur nouveau domicile.
v Si tu voies Marguerite, passe lui le bonjour. Si tu ne la voies pas, ne lui dis rien.

Ta mère qui t'adore,
Alice

P.S. J'allais te mettre quelques billets, mais j'ai déjà fermé l'enveloppe.

jeudi 17 avril 2008

Tu sais que tu es Breton si...

  • Tu sais qu'en Bretagne aussi il y a du soleil.
  • Pour toi, faire des crêpes ça ne s’arrête pas au Mardi-gras.
  • Tu as au moins deux de tes amis qui s’appelle Gwen, Yann, Erwan ou Ronan et tu n’écris pas Soizic ou Hélène mais Soazig ou Elen.
  • Pour toi, dire que le Mont Saint Michel est en Normandie est une absurdité.
  • Tu n’as jamais payé une autoroute pour aller d’un bout à l’autre de ta région… Y compris à Nantes.
  • T’as pas besoin de vérifier la signification de Gwenn ha du dans Wikipédia.
  • Pareil pour Breizh, Roazhon, An Oriant, Lambezellec et tu peux même réussir à déduire ce qu’est Gwenrann sans trop de problèmes.
  • Tu mets des « donc » à chaque coin de phrases.
  • Il ne te viendrait pas à l’idée de prendre du poids sans que ça ait de goût (autrement dit, manger du beurre pas salé).
  • Tu sais que la Cornouaille c’est pas qu’en Angleterre.
  • Tu sais que l’on ne parle pas de la même pluie selon que l’on dise qu’il « crachotte » ou qu’il « pleuviotte » (soit dit en passant, en Bretagne, il ne pleut que sur les cons...).
  • Tu ne doutes pas que dans Ille et Vilaine, « Ille » prend 2 L.
  • Tu sais que le beurre salé se marie très bien avec la confiture ou le nutella sur des tartines (si, si).
  • Tu ne trouves pas que les noms de ville en Plou-quelque chose, c'est barbare ou rigolo.
  • Tu considères que ne pas savoir ce que c’est que l’équinoxe, c'est simplement être ignorant...
  • Tu sais d’où vient Merlin l’enchanteur.
  • D'aller à la mer, ça n’a rien d’extraordinaire, c'est jamais à plus d'une heure de route de toute façon...
  • Il ne te viendrait pas à l’idée de passer tes vacances en bord de mer d’ailleurs ou même d’y aller « en saison », quand c’est infesté de parisiens.
  • La moitié des gares de ton coin sont des gares terminus - la preuve que Paris n’a rien inventé.
  • Tu sais ce que veut dire l’expression « T’es pas en sucre ! »
  • Tu sais ce que c’est qu’un korrigan.
  • Tu sais que le village d'Astérix n’est pas dans l'Oise.
  • Tu sais que la chanson "la tribu de Dana" n'est pas une traduction de l'original d'Alan Stivell, mais alors pas du tout.
  • Tu sais qu’il faut éviter les voitures avec des volants à droite qui envahissent ta région au mois de juin/juillet parce que les grands bretons savent pas conduire du bon côté de la route, mais on leur pardonne parce qu'ils ont un bon levé de coude.
  • Acheter tes huîtres au Leclerc du coin ne te viendrait pas à l’idée puisqu'on peut aller les chercher sur les rochers.
  • Tu sais ce que c’est qu’un coefficient de marée .
  • Tu sais ce que c’est que les insulaires et les gens du continent.
  • Tu sais que Belle-Ile en Mer, c’est pas seulement une chanson.
  • Pour toi, le chouchen c’est pas très fort.
  • Pour toi, se faire réveiller par le cri des mouettes, ça n'a rien d'exotique ou ça ne sent pas les vacances.
  • Tu vérifies avant d’aller te baigner à quelle heure « Elle est haute ».
  • Tu sais que tout marché qui se respecte vend des galettes saucisses et se finit par un Kouign amann.
  • Tu sais que les briochines ne sont pas une marque déposée de chez Pasquier.
  • Tu sais qe que c’est qu’une école Diwan.
  • Tu sais que les noms de famille Le quelque chose n’ont rien de péjoratif… Ce sont juste des noms de famille.
  • Que si tu veux voyager à l’étranger, il faut au moins traverser la France ou prendre le bateau…
  • Tu sais ce que signifie les mois en « -bre ».
  • Tu sais qu'une goélette c'est pas le petit du goéland.
  • D'ailleurs tu sais faire la différence entre la mouette et le goéland.
  • Tu sais que le vrai cidre, c'est du brut, et que c'est un des rares trucs que les normands savent faire.
  • Les gens te demandent toujours si tu parles breton, alors qu'en fait le seul mot qui te vient à l'esprit c'est toujours kenavo.
  • Ils s'étonnent que t'aies l'adsl chez toi et que ta mère portes pas de coiffe, d'ailleurs as-tu déjà vu une bretonne porter une coiffe ?
  • Tu sais ce qu'est une galette, et que les "crêpes salées" c'est presque un sacrilège.
  • Tous tes potes de lycée fumaient du shit, et tous leurs parents (allez, la moitié) étaient limite alcoolos.
  • Tu sais que partout où tu iras dans le monde tu trouveras des compatriotes.
  • Ton Gwenn Ha Du t'as suivi dans ton émigration.
  • Tu râles tout le temps sur ta région mais quand tu la quittes tu clames haut et fort ta fierté bretonnante.
  • Le Fest-Noz c'était un peu ton bal des pompiers à toi.
  • Tu sais que la mer est nulle part aussi belle !
  • Tu es le seul à apprécier le vent, la pluie et surtout les tempêtes avec leurs énormes vagues qui se fracassent sur les rochers ...
  • Tu sais ce que c'est qu'un biniou ou une bombarde ou encore un cercle .
  • L’été dès qu'il pleut, tous les touristes (parisiens surtout) mettent des cirés Cotten jaune avec des bottes et toi tu es en short...
  • Tu sais que le meilleur cidre, c'est celui qui à l'aspect le plus dégueulasse.
  • Quand tu quittes la région... Tu as l'impression d'être à l'étranger ! Gastronomie, climat, paysages... Tout est si différent ailleurs...
  • Tu ne dis pas « village » pour dire « bourg » car tu sais faire la différence entre un village, un hameau et un bourg.
  • Tu sais que le Breton n'est pas un patois, mais une vraie langue.
  • Tu as un autocollant « in kig ha farz we trust »
  • Tu sais que les Gras de Douarnenez ne sont pas de morceaux de lard !
  • Tu sais ce que veut dire un pochon ou une kuche.
  • Tu as au moins été une fois à Astropolis ou aux jeudis du port à Brest.
  • Une tempête pour un parisien, c'est une brise pour toi.
  • Tu grognes devant la météo et surtout devant le présentateur qui dit « en Bretagne ENCORE de la pluie ».
  • Tu dis des festou-noz et non pas des fest-noz car oui le breton a un pluriel.
  • Une crêperie bretonne hors de la Bretagne ça te fait peur.
  • Tu sais qu'en cas de vent et pluie près de Liberté à Brest, sortir ton parapluie ne sert à rien, il ne tiendra pas.
  • Tu sais ce qu'est un « chouquin ».
  • Tu sais ce que c’est qu’un open bar.
  • Quand tu pars au sud, ça correspond à Concarneau ou Bénodet, voir Quimper !
  • Si tu t'es baigné dans les 3 seuls abers du monde (Aber Vrach, Aber Benoït, Aber Ildut).
  • Tu parles en moyenne trois fois plus vite que la moyenne des français en coupant les fins de phrase en -ble (ex :impecab’).
  • Si tu sais que baragouiner vient de « bara gwin » (du pain et du vin).
  • Tu utilises régulièrement des expressions comme : prendre les ribines, aller en riboul, avaler des louzoux, avoir les cheveux qui partent en distribil ou à dreuz, marcher dans le lagen, sers moi un coup de gwin ru, da gousket bihan, à bloc Jean (Le)Floc'h, impec Lagadec et l’incontournable YEC'HED MAD !
  • Quand il y a grande marée et qu'il pleut, tu marche pas le long des remparts de la grande plage de Saint-Malo, et même pas sur le trottoir d'en face.
  • Tu ne vas pas sur les jetées te promener quand tu as un avis de tempête.
  • Tu arrives à te baigner dans une eau à 17 degrés en disant aux autres qu’elle est bonne.
  • Tu sais la différence entre une cornemuse et un biniou.
  • Tu sais que si tu goûtes une fois à la crêpe au caramel au beurre salé, tu ne regarderas plus ta crêpière de la même façon.

samedi 12 avril 2008

La flamme olympique a du passer au Mans

En circulant sur la rocade mancelle ce matin, j'ai constaté qu'un étrange feu avait brûlé comme par miracle sur les abords de la rocade du Mans, près du quartier des batignolles.

Manque de chance, le hasard a voulu que ce soit pile à l'endroit ou avait poussé un radar il y a un an...

mercredi 20 février 2008

Le déni de démocratie continue a la commission d'Albis

Comme je le disais hier, le retrait des industriels de l'électronique semblait faire vaciller la commission d'Albis. Ceux-ci refusaient d'entériner le fait que cette commission devenait un tiroir caisse pour les majors de l'audio-visuels. La taxe "iPhone" de 7,5 euros semblait même compromise, puisque non votée.

Fallait pas rêver !

Aujourd'hui, les représentants des ayants-droits nous ont rappelé que ce retrait ne devrait pas empêcher la taxation des smartphones dont l'iPhone. En effet, ils expliquent que les statuts de la commission permettent de passer outre, en cas de crise, par un vote en comité restreint. Ils affirment qu'ils entérineront le principe de la redevance pour copie privée appliquée aux « baladeurs téléphoniques » sous huit jours -C'est ce que l'on appelle une justice expéditive-.

Si certains se demandaient pourquoi Fidel Castro quittait sa présidence... Ca devait pour intégrer la commission d'albis, sans doute.

Il n'y croisera en tout cas pas l'association Familles de France, qui désormais envisage de déserter la commission, comme l'avait fait l'UFC Que choisir.

mardi 19 février 2008

Une parodie de justice explose en plein vol

La Commission pour la copie privée, dite "Commission d'Albi" est la commission chargée de calculer le montant des taxes dues sur tous les appareils "favorisant le piratage" et reversées aux "ayants droits", type Sacem.

Seulement, ceux qui :
  • fixent les montants,
  • fixent l'assiette,
  • évaluent le manque à gagner du au piratage
  • et touchent l'argent de la taxe
sont la même personne. Le gouvernement, via cette commission, a donc fait un chèque en blanc aux sociétés mercantiles telles que Universal et consoeur. Ce n'est certes pas nouveau, mais ce n'est pas une raison.

C'est à cette commission que l'on doit les taxes récentes sur les disques durs, iPod, et, celles qui auraient dû être voté hier, les iPhone.

Et bien il se trouve que les représentants des industriels ont bloquer tout nouveau vote !

Je laisse la parole à PCimpact :

Une crise qualifiée d’"institutionnelle" frappe la commission copie privée ce soir. Nous venons d’apprendre qu’une bonne partie des représentants des redevables ont décidé de claquer la porte de cette commission dont le fonctionnement est aujourd'hui ouvertement contesté.

Manque de transparence, vote dans des conditions dignes d’une république bananière, les reproches sont multiples. Ces représentants issues du collège des industriels (SECIMAVI SFIB SIMAVELEC et SNSII) évoquent une « machine à perdre », ils en ont littéralement assez de voir au surplus ces ponctions se multiplier, pour compenser le piratage, lequel n’a rien à voir avec la copie privée.

Trois causes du clash

Plutôt qu’un retrait de plusieurs représentants des redevables, mieux vaut parler d’une suspension conditionnelle. Ces redevables ne reviendront que si
  • On cesse de prendre en compte le piratage pour calculer la rémunération pour copie privée
  • On fait des études d'usages et de préjudices
  • On rétablit l’équilibre et la sérénité démocratique entre les collèges.
Sur le premier point, on rappellera ici que trois associations ont attaqué devant le Conseil d’État une décision de la Commission d’Albis pour contester les méthodes d’évaluations. A ce jour, plus le P2P s’épanouit, plus les ayants droit gagnent de l'argent, ce qui en définitive est une licence globale « contrariée » puisque le paiement de la taxe n’ouvre pas droit au téléchargement sans restriction.

Sur le deuxième point, l’incident intervient à un moment opportun, si ce n’est calculé. M. Charlie McCreevy, membre de la Commission européenne, a tout juste lancé un processus de consultation sur les redevances pour copie privée qui doit s’achever le 18 avril. L’objectif est de casser les écarts engendrés par l'application inégale des redevances en Europe. L’intéressé a lui-même déclaré qu’« il est nécessaire de revoir la manière dont ces redevances sont prélevées en pratique. Il doit être possible d’imaginer une solution réaliste qui permettrait de garantir la perception d’une compensation au profit des titulaires de droits tout en appliquant les redevances proportionnellement à la perte causée par la copie privée ». Un objectif qui est donc pour l’heure désavoué dans les faits.

Pour le troisième point, enfin, la Commission est composée pour moitié, de personnes désignées par les organisations représentant les bénéficiaires du droit à rémunération, pour un quart, de personnes désignées par les organisations représentant les fabricants ou importateurs et, pour un quart, de personnes désignées par les organisations représentant les consommateurs. Soit 12, 6 et 6 personnes. En tant que président, M. D’Albis dispose en cas de partage des voix, d’une voix prépondérante.

Toutefois, parmi les représentants des consommateurs, les éléments ne sont pas aussi tranchés. Selon nos informations, un des membres des consommateurs déclarait : « Je suis représentant des consommateurs, mais je le suis aussi de la population qui gagne sa vie par des redevances. En tant que responsables de ces familles, j’ai aussi à faire attention à la façon dont ils sont rémunérés, cela fait partie de leur salaire ». Les propos ont été tenus M. Buis représentant de l'Unaf lors d’une réunion de la Commission en septembre dernier. M.Debruyne, qui représente Asseco-CFDT, une association de consommateur, les approuvait alors que celui-ci est aussi secrétaire général adjoint du syndicat F3C (Fédération Conseil, Communication, Culture, composée donc d'intermittents du spectacle).

Quid de l'avenir ?

Que va-t-il se passer pour l’avenir ? La Commission d’Albis devait se réunir le 19 février, pour entériner le vote définitif de la redevance sur les téléphones doués pour la musique. Il n'y aura évidemment pas de quorum exigé par les statuts. Dès lors, selon toute vraisemblance, la réunion sera annulée. M. d'Albis va selon toute probabilité convoquer une nouvelle réunion la semaine prochaine. Dans ces situations de crises, les statuts de la commission permettent de finaliser le vote même si le nombre de voix minimum nécessaire n’est pas réuni.

Par contre, c’est au-delà que le grain de sable va se muer en rocher : la commission sera alors bien bloquée par l’absence de ses membres. Les diverses pressions contre les organismes les plus sensibles sauront-elles sauver la Commission d’Albis ?

Je suis toujours là

2 mois sans nouveau billet... Désolé de mon absence momentanée du clavier, j'ai été accaparé pas mal par mon travail ces derniers temps.

Pourtant, en deux mois, il y aurait eu matière à blogger pas mal :
  • mon iMac tourne du feu de dieu, j'ai récupéré moultes logiciels pour mon usage quotidien. Je vous ferais un petit topo sur ces derniers prochainement.
  • J'ai également remplacé mon xbox par une xbox360, à la faveur de pas mal de bons d'achats...
  • Après quelques décès du à l'eau de mauvaise qualité du Mans, j'utilise maintenant 50% d'eau osmosée dans mon aquarium, et j'ai racheté quelques poissons : 2 Pseudotropheus, 3 labidochromis coerulus (les jaunes), un CH44 multicolor, un poisson chat argenté, et surtout mon petit coup de coeur : un hemichromis lifalili magnifique ! Quelques photos à venir également.
  • A défaut de vides grenier en cette saison, j'ai trouvé à Emmaus le jeu de plateau "Defender" (Par MB), dans la même collection que le Donkey Kong que je possédais déjà.
Bref, me voila de retour !

dimanche 16 décembre 2007

Vierzon 2008... Le retour de la vengeance

L'an dernier, Sophie et moi avions été au salon Rock'n Broc years de Vierzon. Cela nous avait tellement plus qu'on devrait y retourner cette année. Ramenerons-nous une borne de la-bas cette année ? L'an dernier, on avait failli ramener un antique bandit manchot en bois, mais le coffre était rempli du nécessaire à barbeuk et de l'apéritif...

Vierzon 2008
Vierzon 2008

samedi 8 décembre 2007

Synthèse des grèves dans les facs

Le texte qui suis serait tiré d'un blog d'un prof de ZEP. Je n'ai pas la source directe, mais je l'ai recu par email, et j'ai trouvé ça très vrai (ce qui me connaissent de visu savent ce que je pense des étudiants grévistes en général...). Bref, j'ai souhaité vous en faire part :

Un mouvement de protestation monte dans plusieurs Universités françaises. J'ai enseigné quatre ans en fac d'histoire, tout en y étant inscrit comme doctorant ; ce double titre me permettait d'avoir des échanges avec les étudiants comme avec les professeurs (même si les premiers me craignaient et que la plupart des seconds ne m'accordaient aucune importance). J'ai ainsi assisté des premières loges à plusieurs périodes d'agitation estudiantine.

Ces expériences m'ont édifié. Pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de vivre de l'intérieur un "mouvement étudiant", voici la chronologie quasiment intangible des faits.

1 - Un groupuscule de jeunes gens très idéologisés déterre la hache de guerre pour une raison quelconque. Il s'agit notamment des syndicalistes UNEF, mais ceux-ci étant en général très peu nombreux accueillent bien volontiers l'enthousiasme combatif de militants LCR, anars, altermondialistes, etc. Les seconds ne tarderont d'ailleurs pas à déborder les premiers qui, ironie de l'histoire, se feront in fine traiter de dégonflés par les irréductibles guérilléros rouges et noirs.

Les étudiants mécontents affirment immanquablement que leur révolte est due à des motifs très graves : il s'agit de défendre le modèle français d'enseignement supérieur, d'éloigner de l'Université la convoitise des puissances d'argent, de préserver le principe d'égalité, de sauver la démocratie en danger, etc. Il m'a toujours semblé, cependant, que les mouvements étudiants obéissaient simplement à un réflexe pavlovien d'opposition au pouvoir. Je suis convaincu que si demain, un gouvernement de droite imposait que le gazon des campus ne soit plus tondu que les premier et troisième vendredi de chaque mois, il se trouverait une poignée de révoltés pour affirmer que cette décision signe le retour de la Bête Immonde, et qu'il faut la repousser coûte que coûte.

On croit souvent que les étudiants sont manipulés de l'extérieur. En réalité, les étudiants se manipulent tout seuls, en se gavant de grands mots et en s'essayant vainement à rejouer Mai 68.

2 - Ce petit groupe tente dans un premier temps de recruter et de convaincre par des moyens classiques : tractage, réunions publiques, affichage, etc. C'est l'ordinaire médiocre du travail politique, dont ne saurait se contenter la jeunesse impétueuse. Aussi cette dernière, constatant qu'elle ne parvient aucunement à ébranler l'apathie de la majorité des étudiants, passe à la phase

3, qui consiste à durcir le mouvement pour décider les indécis et donner un écho médiatique à un mouvement encore microscopique. On convoque donc des AG où l'on rassemble, en rameutant le ban et l'arrière-ban, quelques centaines de personnes sur les 10 ou 15.000 que peut compter la fac. Il faut d'ailleurs remarquer, sur un plan général, que les agitateurs présentent un profil très particulier. *Ce sont des enfants des classes moyennes (les rejetons de la bourgeoisie regardent tout ce cirque avec un dédain bien fondé, et les méritocrates issus des quartiers pauvres préfèrent travailler que de discutailler ad nauseam).

*Ils vivent intensément un premier engagement politique et/ou syndical (ce qui les place en porte-à-faux avec l'immense majorité de leurs camarades, qui sont très atones sur ce point).

*Ils sont inscrits en lettres et sciences humaines : les facs de droit, de science ou de technologie ne participent quasiment jamais à ce genre de mouvement. Pourquoi tant d'agitation chez les sociologues et les historiens ? Pour plusieurs raisons. Leurs professeurs sont souvent très à gauche et ne se privent pas de le laisser transparaître dans leurs cours. Le travail et l'investissement des étudiants est souvent moindre, avec, aux partiels, un taux d'échec ou d'absence absolument hallucinant -et ce dilettantisme les rend disponibles pour d'autres activités. Enfin, les principaux, pour ne pas dire les seuls débouchés de ces filières se situent dans la fonction publique, ce qui induit, chez ceux qui les suivent, une mentalité spéciale (pas forcément méprisable, mais spéciale).

4 - L'AG ! Ce grand cénacle bouillonnant ! Ô glorieuse AG ! Toi que les "étudiant-e-s en lutte" invoquent à tout bout de champ comme une bouleversante expérience de démocratie directe.

L'AG est une assemblée où un bureau auto-proclamé décrète l'ordre du jour à sa discrétion, donne la parole à qui lui plaît, et n'admet d'autre vote qu'à mains levées. C'est un soviet. Elle décide bien entendu à une écrasante majorité que, face à la surdité du gouvernement, le durcissement de la lutte s'impose comme une triste fatalité. Les "grévistes" (je place l'expression entre guillemets parce qu'elle me paraît relever de la plus parfaite absurdité, s'agissant d'étudiants) se sentent déliés de toute espèce de scrupule par ce vote démocratique : ils n'ont "pas le choix".

Aussi vont-ils recourir à une violence de basse intensité, qui suffit généralement à perturber le bon fonctionnement des cours. Il suffit de mettre un peu de colle forte dans les serrures des salles de classe et d'établir quelques barrages filtrants à l'entrée des bâtiments. Un autre procédé très efficace consiste à chaparder toutes les chaises dans les salles de classe et à les stocker dans un amphi, où elles resteront sous bonne garde. Les professeurs répugnant à faire leurs cours debout ou assis par terre, les reporteront sine die. Personnellement, je me rappelle avoir réussi à maintenir mes TD dans une Université presque entièrement occupée ; j'accueillais la douzaine d'élèves qui avait le courage de braver les piquets de grève dans mon minuscule bureau. C'était très inconfortable mais nous étions fiers et heureux de nous retrouver dans ce contexte. Un excellent souvenir.

5 - C'est une triste loi de la vie démocratique : les gueulards irresponsables se font toujours mieux entendre que les personnes modérées et de bon sens, du moins dans un premier temps. Cette règle s'applique à la puissance dix en milieu universitaire. Les étudiants paisibles se sentent souvent humiliés par la surexposition médiatique de zozos qui ne les représentent en rien, mais ils baissent la tête et se taisent ; beaucoup d'autres décident de prendre leur parti des évènements en s'octroyant quelques journées de repos bien méritées. "Le mouvement s'étend", titre alors la presse, qui croit pouvoir y déceler une vive hostilité aux projets du ministre.

Un cours est annulé, puis trois, puis dix. Les enseignants sont trop divisés pour prendre une position commune face au chaos croissant. Certains sont exaspérés mais impuissants ; ceux qui ont le courage de dire tout le mal qu'ils pensent de ces pitreries sont conspués - et c'est un spectacle vraiment navrant que de voir l'autorité intellectuelle de ces vieux savants tournée en dérision par des coquelets d'une ignorance crasse. D'autres enseignants, d'ailleurs, sont complices des "grévistes" ; et presque tous se réjouissent au bout du compte de voir annuler des cours de premier cycle qui sont pour eux autant de corvées. Voilà du temps gagné pour leurs recherches personnelles.

Le président de l'Université, quelle que soit son expérience de ce genre de situation, commence quant à lui à s'inquiéter ; mais il n'ira jamais, au grand jamais, jusqu'à solliciter l'intervention des forces de l'ordre pour dégager les insurgés à la mie de pain. Car il a bien souvent la coupable faiblesse de "comprendre" ces étudiants.

6 - L'impunité totale donne des ailes à la minorité agissante. Des émissaires viennent prêcher la bonne parole dans les cours maintenus, invitant leurs camarades à les rejoindre, et qualifiant de jaunes ceux qui s'y refusent. La fac est bientôt occupée. Les AG s'y multiplient et durent très tard ; on y refait le monde, on y vote des motions sur tous les sujets de la Terre. Ceux qui dorment dans les locaux pour "monter la garde" boivent, fument, baisent. Ils vivent une expérience dont ils se souviendront toute leur vie avec tendresse. Ils sont si jeunes qu'on voit encore du lait sur leurs frimousses ; et ils vivent une grande aventure : jouer à la révolution, c'est tellement plus rigolo que d'user ses fonds de culotte à la BU ! Bref, c'est un rite de passage d'autant plus indispensable qu'il n'y a pas de bizutages dans les facs de lettres.

A ce stade, les rebelles ont complètement oublié contre quoi ils se battent, mais sont d'autant plus intransigeants. "On ne lâchera rien !" Portées par cette ambiance romantique, de nouvelles recrues se manifestent -sans permettre toutefois aux "grévistes" actifs d'atteindre 1 % des étudiants inscrits.

Parallèlement, les plus radicaux commencent à vandaliser les locaux et invitent des "amis" (SDF, marginaux, délinquants) à les y rejoindre. Dans la faculté où j'enseignais, des artistes anonymes avaient trouvé le moyen de coller des tables et des chaises sur les murs et les plafonds des trois grands amphis. Plusieurs millions d'euros de dégâts au total.

7 - Trois ou quatre semaines passent ainsi. Informée par rumeurs de ce qui se passe dans les locaux occupés, la présidence de l'Université se fait de plus en plus de cheveux blancs. Les étudiants neutres commencent à gronder en pensant à leurs partiels : ils n'en ont rien à foutre, de tout ça, ils ne veulent tout simplement pas perdre leur année. Qu'on les laisse travailler un minimum. -Quant aux étudiants hostiles, ils n'hésitent plus à l'ouvrir.

Pour contrer cette vague d'hostilité croissante, les mutins ont recours à des procédés vieux comme le monde. Les voix discordantes qui s'expriment dans les AG sont couvertes par les huées ; la proposition de recourir à un vote A BULLETINS SECRETS pour décider de la poursuite du mouvement est dédaigneusement rejetée. Ne pouvant plus argumenter sur le caractère démocratique de leur mouvement, les "grévistes" se placent sur le terrain des principes : ils sont peut-être minoritaires, mais ils défendent l'intérêt de tous, de façon héroïque et quasiment sacrificielle. Ils planent à des altitudes inatteignables.

8 - Le gouvernement lâche alors trois milligrammes de lest, en présentant ce geste comme une concession majeure. Les "grévistes" ne sont pas dupes, mais beaucoup sont fatigués par des semaines d'activisme, et commencent eux aussi à avoir peur de se planter aux examens. Le groupe des motivés se scinde, non sans un échange de mots aigres.

9 - Les jusqu'au-boutistes tentent un baroud d'honneur, qui échoue comme de juste mais qui leur laisse la conscience tranquille. L'une des fonctions essentielles de la grève a été atteinte, avec le recrutement d'une nouvelle génération de combattants. La frustration qu'ils éprouvent commence à fermenter en eux : c'est ce qui leur donnera l'énergie nécessaire, l'année suivante, pour reprendre tout ce barnum à partir du point 1).

En attendant la prochaine crise d'épilepsie, l'Université somnolera dans sa médiocrité.

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